Le génie civil en action

Le génie civil en action

Les travaux de Génie Civil ont repris depuis le début d’année notamment avec le bétonnage du premier chevêtre (pile P4).

Cet élément en béton armé en forme de banane servira de support aux poutres de la charpente métallique.

En raison des nombreux cyclones qui ont traversés l’île en début d’année, les pistes en rivière, les plateformes de travail et les ouvrages hydrauliques, permettant de passer d’une rive à l’autre, ont été emportés et il a été nécessaire de reconstruire ces différents éléments avant de pouvoir reprendre les travaux.

La mise en place de l’étaiement au niveau de la pile P3 est une nouvelle phase importante et délicate car elle nécessite de manutentionner de nombreux éléments à l’aide d’une grue mobile et de travailler avec une nacelle jusqu’à 11m de hauteur.

Cet étaiement est constitué de plus de 53 tours indépendantes, reliées entre elles avec des tubes de contreventement pour rigidifier l’ensemble de la structure. Les tours ont été au préalable montées une à une, élément par élément avant d’être mises à la verticale. Des contrôles seront réalisés une fois l’étaiement finalisé avant de poursuivre les travaux avec le ferraillage du chevêtre.

D’autres opérations similaires de génie civil sont prévues pour réaliser les appuis des piles P2 et P1 et la culée C0 en rive gauche (côté SAINT PAUL).

                                                         

Une structure de géant

Une structure de géant

Depuis début juin, une petite équipe d’ouvriers s’active sur la plateforme de lançage du pont entre les voies en circulation de la RN1 pour monter la charpente métallique de l’ouvrage.

Les premiers éléments du pont métallique sont arrivés par containers depuis la Belgique après 1 mois de transport en mer. Ces délais d’acheminement très longs nécessitent une organisation, une planification et une anticipation minutieuse.

Les plus gros éléments de charpente ont des dimensions assez impressionnantes : la longueur des poutres varie entre 20 et 25m, elles mesurent 3.80m de hauteur, 1.40m de large avec un poids unitaire oscillant entre 45 de 62 tonnes.

L’ouvrage arrive en pièce détachées : par containers pour les plus petites, les plus grandes pièces nécessitant des moyens de transports spécifiques (transports conventionnels maritimes et convois exceptionnels routiers).

Les éléments sont ensuite assemblés sur site par soudage. Les levages des différentes pièces sur site nécessitent eux aussi des moyens importants, notamment en raison des contraintes locales. En effet, la présence d’une ligne à haute tension au-dessus de la plateforme de travail impose des manutentions à deux grues. Cela exige une coordination précise gérée par un chef de manouvre et une bonne synchronisation des grutiers lors de ces opérations toujours délicates au vu de la taille des éléments.

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